Mauritania

When Minds Freeze and Signals Fade: An Era of Collective Confusion”

« Qand les esprits se figent et que les signaux s’estompent : une ère de confusion collective »

Par : Mohamed Abdarahman
Abdallah
Journaliste
Nouakchott, Mauritanie

Il arrive un moment dans le parcours des nations où le problème fondamental n’est plus le manque de ressources ou de capacités, mais plutôt le manque de conscience. C’est le moment où les esprits se figent et où les signaux qui éclairaient autrefois le chemin d’un peuple vers les bons choix s’estompent.

Ce n’est pas une simple métaphore, c’est une description précise de la réalité que nous vivons souvent sans même nous en rendre compte. Une réalité où le potentiel est suspendu, la pensée critique marginalisée, le dialogue remplacé par la soumission, la médiocrité célébrée comme une valeur, la superficialité glorifiée comme une créativité, et le silence pris pour de la sagesse.

Une crise de la pensée avant une crise des ressources

Le véritable dysfonctionnement ne réside pas dans la stérilité des terres ni dans le manque de financement, mais dans des esprits qui n’osent plus remettre en question, qui ont perdu le courage de voir les choses telles qu’elles sont. Un esprit figé ne produit pas de solutions ; il reproduit simplement les mêmes erreurs dans un cycle futile d’échec, de stagnation et d’apathie.

Le plus dangereux est que cette paralysie mentale n’est pas entièrement organique : elle est souvent fabriquée. Elle est imposée par des systèmes éducatifs qui bloquent la pensée, des médias qui embellissent la laideur et engourdissent la conscience, et des institutions qui récompensent la loyauté et marginalisent la compétence.

Lorsque les signaux s’éteignent, il devient impossible de distinguer le bon chemin du mauvais, les corrompus des honnêtes, ou ceux qui travaillent sincèrement de ceux qui colportent des illusions.

Quand le silence devient politique

Dans les sociétés où les voix sont réduites au silence, la vérité traquée et où les applaudissements les plus nourris prennent le pas sur les discours réfléchis, une culture de la peur et de la complicité s’impose. Les esprits se figent, que ce soit par peur, par complicité ou par désespoir. Ils s’accompagnent de signaux de critique, d’avertissement et de réforme, enfermant la société dans un cercle vicieux.

Pas de développement sans libération mentale

Le développement ne commence pas par des mégaprojets. Il commence par libérer les esprits des chaînes de l’ignorance, de la peur, du retard et de l’endoctrinement.
Il ne peut y avoir d’avenir sans libre pensée, conscience critique et leadership qui comprend que le chemin le plus court vers le renouveau est d’allumer les lumières dans l’esprit des citoyens, et non de les éteindre.

La première bataille est contre la paralysie mentale

La première et la plus vitale bataille pour le changement est une bataille contre ce gel de la pensée – cette condition qui saisit les sociétés lorsqu’elles sont privées de leur droit de rêver, privées de la capacité de questionner et forcées de marcher dans l’obscurité.

Quand les esprits se figent

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